13, octobre, 2026

Le réseau MEOPAR annonce les lauréat(e)s du Fonds en recherche communautaire pour la période 2026-2028

Nous sommes ravis d’annoncer les lauréat(e)s du Fonds en recherche communautaire pour la période 2026-2028.

Les lauréat(e)s reçoivent un financement pluriannuel destiné à soutenir et à renforcer des initiatives à long terme menées par les communautés et répondant aux priorités locales. Les projets financés couvrent les côtes du Pacifique, de l’Arctique et de l’Atlantique du Canada et abordent un large éventail de priorités, allant de la gestion responsable des pêcheries autochtones et de la gestion des espèces envahissantes à la transmission intergénérationnelle des savoirs et à la gouvernance marine dirigée par les Nations.

Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur chaque projet.


Préparation d’une pêche traditionnelle haïda à l’ormeau nordique

Dirigé par : Dan McNeill, Niisii Guujaaw et Candice St. Germain, Conseil de la Nation Haïda

G̱aalG̱ahlyan (dialecte Haïda de Skidegate) galgahl’yáan (dialecte haïda de Masset) L’ormeau nordique revêt une importance culturelle majeure pour la Nation Haïda, mais sa récolte est interdite depuis 1990. Face aux signes de rétablissement des populations à Haida Gwaii, ce projet d’une durée de deux ans et demi visera à élaborer conjointement un plan de gestion communautaire et écosystémique, combinant des campagnes de surveillance et des expériences de translocation avec un groupe de travail sur les savoirs haïdas composé d’aîné(e)s, de jeunes et de détenteur(-trice)s de savoirs, afin d’orienter les efforts vers une future pêche alimentaire durable.

De la détection à la restauration : approches communautaires de gestion du crabe vert envahissant

Dirigé par : Diana Chan, département de gestion intégrée des ressources de Haíɫzaqv (Heiltsuk), et Stephanie Green, Université de l’Alberta

Le crabe vert européen envahissant perturbe les écosystèmes côtiers et menace les pêcheries de coquillages sur les deux côtes, la détection et l’élimination incombant actuellement en grande partie aux communautés autochtones. Ce projet rassemble la nation Haíɫzaqv, des chercheur(-euse)s universitaires et des organisations partenaires afin de tester de nouveaux outils de détection (ADNe, échantillonnage par pièges, analyse des excréments de prédateurs), d’évaluer l’impact des efforts d’élimination et d’examiner comment les prédateurs indigènes aident les écosystèmes à résister à l’invasion, les résultats étant partagés au sein des réseaux de gestion côtière.

La fierté de la ligne de piégeage : laboratoires vivants côtiers dirigés par les Autochtones pour la gestion responsable, la transmission des savoirs et la souveraineté alimentaire dans la baie James

Dirigé par : Dr Dante Torio, Institut de recherche et de ressources Chisasibi Eeyou, et Thiyagarajah Thayaparan, Nation crie de Chisasibi

Ce projet met en place des laboratoires vivants côtiers sur les territoires de piégeage cris de la baie James, où les aîné(e)s transmettent aux jeunes leurs savoirs liés au territoire, notamment comment récolter les ressources de la terre, reconnaître et documenter les changements environnementaux, ainsi que prendre soin des écosystèmes et les ressources et les préserver. L’objectif global est de renforcer les passerelles intergénérationnelles pour le partage des savoirs qui soutiennent les ressources alimentaires côtières, la continuité culturelle et le bien-être communautaire, tout en favorisant la gestion durable d’un environnement côtier en mutation.

Vers une gestion à long terme de QEN,T, l’aire protégée et conservée autochtone de Tsawout

Dirigé par : Lais Chaves et Shae Harding, Première Nation SȾÁUTW̱ (Tsawout)

Ce projet fait progresser la gestion de QEN,T, l’aire protégée et conservée autochtone (IPCA) de la Première Nation SȾÁUTW̱ (Tsawout), grâce à un suivi écologique mené par la communauté sur des espèces marines clés, notamment les palourdes, le crabe dormeur et le sébaste. Les résultats de ce suivi contribueront à définir les priorités en matière de gestion et à éclairer la prise de décision, tandis que des ateliers sur la gestion responsable et un groupe de travail consultatif sur l’IPCA renforceront la participation communautaire, le partage des connaissances et la gouvernance dirigée par les Autochtones. Ce projet aide la Première Nation SȾÁUTW̱ (Tsawout) à exercer son rôle de principal gardien de son territoire marin.

Recherche menée par la communauté selon l’approche à double perspective pour la mosaïque de conservation Pems’ḵ Mawatasikl Ankotmukl

Dirigé par : Chris Miller, CPAWS Nouvelle-Écosse, et Melissa Labrador, Oceans North

Ce projet soutient une initiative de conservation menée par les Autochtones dans le district de Kespukwitk, au Mi’kma’ki (sud-ouest de la Nouvelle-Écosse), qui allie les savoirs autochtones à la science occidentale selon les principes de l’approche à double perspective. Des relevés sous-marins, des programmes destinés aux jeunes et la réalisation de documentaires contribueront à faire avancer la création d’une aire nationale de conservation marine dirigée par les Autochtones, tout en renforçant durablement les capacités locales en matière de recherche en sciences de la mer et de gestion responsable.

Plan de gouvernance marine du Conseil de gestion autochtone : Prendre soin de nos eaux avec NEȾOLṈEW̱ / Nutsa Maat Shqwaluwun

Dirigé par : Ryleigh Lightbourn, Conseil de gestion autochtone, et Eryn Rogers, Conseil de direction de W̱SÁNEĆ

Cette initiative menée par les Nations élaborera un plan de gouvernance marine visant à aider les 11 Nations membres du Conseil de gestion autochtone à reprendre leur autorité sur les eaux intérieures de la mer des Salish. Articulé autour de cinq objectifs, allant du renforcement des relations de nation à nation à la mise en avant de la langue, en passant par l’exploration de l’intersection entre le droit autochtone et les outils coloniaux, le projet renforce de manière parallèle les capacités de gouvernance et les capacités de recherche communautaire.


Le Fonds en recherche communautaire du réseau MEOPAR soutient des projets pluriannuels portés par les communautés qui renforcent la résilience et répondent aux défis environnementaux marins. Ce fonds donne la priorité à la recherche menée par les peuples autochtones et les communautés, renforce les capacités de recherche locales et soutient les partenariats qui rassemblent les systèmes de connaissances scientifiques, culturels et autochtones – le tout ancré dans l’engagement du réseau MEOPAR en faveur de la vérité et de la réconciliation, ainsi que d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accessibilité.

Chacun de ces projets incarne un engagement en faveur d’une recherche façonnée par les communautés qu’elle sert et qui leur rend des comptes. Nous sommes impatients de vous tenir informés de l’avancement de ces travaux au cours des deux ans et demi à venir.

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